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 Considérée comme une assoiffée de voyage à travers le monde, parfois j’oublie à quel point la ville de Québec est un bel endroit accueillant. Situé au sommet du Cap Diamant, le Vieux-Québec est un incontournable lorsqu’on fait la visite de la plus vieille ville en Amérique du Nord. Été comme hiver, on y retrouve des activités, des commerces et des points historiques qui amènent des milliers de personnes à dévaler ses pentes.

L’autre jour, moi et mes copines, nous y sommes retrouvées pour déambuler sur la rue St-Jean sans aucune destination en tête. Cette rue habite plusieurs boutiques, restaurants, cafés, bars, etc. Alors, nous avons agi en touriste en faisant des prises de vues anodines. Étant mes amies et moi associées à la France pour multiples raisons, soit pour y avoir déjà habitées, liées par ses racines ou en connaissant de personnes proches ayant la nationalité française, nous nous sommes réjouies à la vue de cette affiche qui disait : Québec avant Paris.

Ce dimanche là, n’était pas considéré comme une journée froide, mais pas au point de se tenir en sous-vêtement à coté d’une porte donnant directement sur la rue passagère. Et oui un jeune homme, exhibait ses muscles pour attirer les clients dans un magasin de sous-vêtement et de produits pour le bain. Nous nous sommes fait prendre comme des poissons dans un filet et entrèrent dans la boutique. Il se tenait en fait dans une baignoire remplie de gélatine. Cette texture était spéciale à la vue et au toucher, mais tout à fait intéressante. J’ai même l’intention d’y retourner pour m’en procurer. Le seul inconvénient à ce produit est que chaque boîte ne contient qu’une seule dose, alors je ne vanterai pas la pluralité de son utilisation.

Rien de mieux pour remplir son estomac qu’une poutine de “Chez Ashton” pour se réchauffer après une bonne marche en hiver en sol québécois. La poutine est une « gastronomie » typique du Québec composée de frites et de fromage en « crotte » nappés d’une sauce brune. Il y a plusieurs versions de la provenance de sa création, mais celle que je préfère est: L’histoire provient du restaurant Le Lutin qui rit àWarwick, dans la MRC d’Arthabaska. Selon la légende, en 1957, un client nommé Eddy Lainesse a demandé au propriétaire Fernand Lachance, de mettre le casseau de fromage et le casseau de frites dans le même sac et le propriétaire aurait répondu : « Ça va faire une maudite poutine », d’où le nom qui veut dire « mixture étrange »1.

On peut retrouver ce mets dans la plupart des restaurants de la vieille capitale et même McDonald offre sa propre version. Je ne dénigrerai pas celle-ci, cependant je vous dirai simplement de faire une tournée d’endroits où ils servent de la poutine. Ensuite, goûtez leur et comparez les unes des autres et vous me donnerez des nouvelles de notre bon ami Ronald !

Je finirai cet article en vous avouant que j’ai un bec sucré et que je n’ai pu résister à la tire d’érable sur neige ! Elle était exhibée aux yeux des passants au Carré d’Youville. Le « Carré » possède un magnifique décor encadré par la porte St-Jean, le Palais Montcalm et le Théâtre du Capitole. On y retrouve également une patinoire extérieure avec un accès libre au public. N’ayant pas mes patins et hypnotisée par ce coulis de sucre brun qui n’attendait que je l’achète. J’ai dégusté avec gaieté ma tire d’érable enroulée et figée sur un bâton. Mmmm !

1.Le roi de la poutine [archive] sur Office québécois de la langue française, Gouvernement du Québec.